Contrairement à ce qui arrive souvent dans le processus judiciaire, la médiation favorise un esprit de collaboration plutôt que de confrontation et comporte maints avantages. Ainsi, la promotion de la communication et de la coopération, la possibilité pour les parties de contrôler les décisions qui influeront sur la vie de leur famille, les économies par rapport aux procédures judiciaires, le fait d'éviter la divulgation publique des problèmes familiaux et la réduction du stress des enfants par une atténuation des conflits. Les recherches démontrent également que le taux de respect des ententes de médiation est plus élevé que celui des jugements imposés par les tribunaux et que les démarches devant les tribunaux sont moins fréquentes après le divorce.

Le processus de médiation comporte trois étapes, soit une phase d'évaluation, une phase de négociation et une phase de rédaction du rapport du médiateur et du projet d'entente. Lors de l'évaluation, le médiateur veillera à ce que chacun des conjoints communique librement et pleinement ses besoins et ses attentes à l'autre et considère les besoins des enfants afin de permettre une base de négociation équitable et éclairée. Lors de la négociation, le médiateur s'assurera que le partage des biens, la garde des enfants, les droits de visite et de sortie, les obligations alimentaires, etc. soient réglés par les conjoints à leur satisfaction mutuelle. Au terme de la médiation, le médiateur consignera par écrit les points sur lesquels les conjoints se sont entendus.

Les conjoints peuvent choisir un médiateur issu du milieu juridique, avocat ou notaire, ou du milieu psychosocial, conseiller en orientation, psychologue, travailleur social, psychoéducateurs ou professionnel d'un centre de protection de l'enfance et de la jeunesse (CPEJ).

Le ministère de la Justice du Québec offre au couple qui a au moins un enfant à charge le paiement des honoraires pour le service d’un médiateur familial accrédité lors des rencontres de couple pour cinq (5) heures ou, lorsqu'il s'agit d'une demande de révision d'un jugement, les honoraires pour deux heures trente minutes (2,5) heures. Les conjoints doivent cependant choisir un médiateur dont les honoraires s'accordent au tarif prescrit par la loi qui est de 110,00 $ l'heure. S'ils choisissent un médiateur qui travaille à un tarif différent, ils doivent alors assumer eux-mêmes la totalité des frais de médiation. Le temps supplémentaire nécessaire au dossier est aux frais du couple au taux horaire prescrit de 110,00 $.

Les conjoints peuvent bénéficier des services dans l'une ou l'autre des trois situations suivantes :

Les deux conjoints désirent régler à l'amiable et négocier une entente avec l'aide d'un médiateur. Ils peuvent recourir à la médiation avant d'entamer une procédure judiciaire ou même en cours de procédure.

Les conjoints qui ne s'entendent pas sur l'une ou plusieurs des questions suivantes : la garde des enfants, les droits de visite et de sortie, le montant de pension alimentaire pour le conjoint ou les enfants, le partage du patrimoine familial, les autres droits résultant du mariage. Depuis le 1er janvier 2016, vous avez l'obligation légale d'assister à une séance sur la parentalité après la rupture si vous et votre ex-conjoint êtes toujours en désaccord sur les questions touchant votre séparation au moment d'être entendu par le juge.

Les conjoints doivent donc assister à une séance d'information de groupe, ensemble ou séparément. Les conjoints sont assurés de ne pas être inscrits à la même séance sauf s’ils en dont la demande. Ils peuvent être accompagnés d’une personne de leur choix. Cette séance est donnée par deux médiateurs accrédités selon la loi dont un seul doit être juriste. Cette séance peut être tenue par tout moyen technologique approprié disponible. L'information fournie porte sur la parentalité, eu égard notamment aux incidences du conflit sur les enfants et sur les responsabilités parentales des parties ainsi que sur le processus de médiation, sa nature et ses objectifs, sur son déroulement et sur le rôle du médiateur. À  la séance est d'une durée approximative de (2,5) heures.

Les conjoints peuvent être dispensés de cette séance préalable si les personnes ont déjà déposé au greffe une attestation à l’effet qu’elles ont déjà participé à une telle séance pour un différend antérieur. Aussi, les personnes qui confirment qu’elles se sont présentées à un service d’aide aux victimes reconnu par le ministère de la Justice, en invoquant être victimes de violence conjugale. Dans tous les cas, le tribunal peut néanmoins, dans l’intérêt de l’enfant, leur ordonner de participer à une telle séance d’information.

Cependant, si l’un des conjoints ne participe pas à cette séance, il pourrait être condamné à payer toutes les dépenses relatives à la demande dont est saisi le tribunal.

À l'issue de la séance d'information, une attestation de participation est donnée par le service de médiation familiale et le couple fait son choix entre entreprendre la médiation pour en arriver à une entente et entreprendre ou poursuivre une démarche devant les tribunaux.

C'est ce rapport qui permet aux conjoints de faire entendre leur cause par un tribunal même s'il y a encore des questions en litige.

Le tribunal, parce qu'il l'estime approprié, peut, à un moment donné de l'instruction d'une demande contestée, ordonner aux conjoints de recourir à la médiation. Ceux-ci choisissent leur médiateur et en informent le tribunal. Aussi, ils peuvent demander au service de la médiation familiale qui leur désigne un médiateur. Si les conjoints n'ont pas entrepris la médiation à l'expiration d'un délai de 20 jours ou si l’ayant entrepris, il y est mis fin avant qu’un règlement du différend n’intervienne, le médiateur fait rapport au tribunal et transmet copie du rapport aux parties ainsi qu'à leurs procureurs. un médiateur qui travaille à un tarif différent, S'ils choisissent un médiateur qui travaille à un tarif différent, ils doivent alors assumer eux-mêmes la totalité des frais de médiation.

Au terme du processus de médiation, le médiateur transmet son rapport au ministère de la Justice du Québec et remet aux conjoints leur résumé des ententes. Ceux-ci consulteront alors, au besoin, un conseiller juridique afin de faire vérifier l'entente et/ou la faire entériner par le tribunal ou la faire homologuer par le greffier spécial selon le cas. Le tribunal ou l'officier de la Cour, selon le cas, vérifie que l'entente respecte la loi, que le calcul de la pension alimentaire des enfants est conforme à la Loi sur la fixation des pensions alimentaires ou que toute dérogation y est justifiée et raisonnable. Il s'assure aussi que l'intérêt des parties et des enfants est suffisamment préservé.

Visitez la section «Trouver un médiateur» en haut de notre site.

Ou contactez l'Association des médiateurs familiaux du Québec
Téléphone : 514 990-4011
Sans frais : 1 800 667-7559

Pour toute information relative aux séances d'information gratuite pour les parents en situation de rupture offertes par le ministère de la Justice

Visitez le site Internet du Ministère à l'adresse suivante:

https://www.justice.gouv.qc.ca/couple-et-famille/separation-et-divorce/la-mediation-familiale-pour-negocier-une-entente-equitable/seance-dinformation-de-groupe-sur-la-parentalite-apres-la-rupture/

Capsule d'information #4 - Qui peut être médiateur familial? - par Association de médiation familiale du Québec - 24 octobre 2017

Capsule d'information #5 - S'il y a entente lors de l a médiation, est-ce qu'on doit quand même se présenter devant un juge? - par Association de médiation familiale du Québec - 13 septembre 2017

Capsule conseil #2 - On fait quoi dans une rencontre de médiation familiale? - par Association de médiation familiale du Québec - 21 août 2017

Capsule d'information #2 - Est-ce que j'ai droit à la médiation? - par l'Association de médiation familiale du Québec - 12 juin 2017

Capsule d'information #3 - Est-ce qu'on doit être en chicane pour aller en médiation? - par l'Association de médiation familiale du Québec - 15 mai 2017

Capsule d'information #1 - Mon ami m'a dit que la médiation c'est gratuit. Est-ce que c'est vrai? - par l'Association de médiation familiale du Québec - 4 mai 2017

Capsule conseil #1 - L'enfant au coeur de la médiation - par l'Association de médiation familiale du Québec - 24 avril 2017

Toujours parents : Vidéo préparée par le COAMF et dont l'AMFQ est partenaire - 3 février 2016

La médiation, pour mieux voir les solutions : Vidéo préparée par le COAMF et dont l'AMFQ est partenaire - 3 février 2016

Entrevue radiophonique intitulée « Maîtres en solutions » sur la 6e journée québécoise de la médiation familiale en collaboration avec le Barreau du Québec à CIBL Montréal 101,5 FM animée par Stéphanie Gagnon - 3 février 2016

Entrevue sur la médiation à TVA - Salut Bonjour - 7 février 2013

La médiation : Pour mieux communiquer après la rupture - Conférence dans le cadre de la 5e journée nationale de la médiation familiale - 4 février 2015